07 février 2006

La suite de nos aventures

p10003291Ah, l’océan Pacifique….

Il y a des expressions qu’on oublie de son vocabulaire et qui vous reviennent comme une grosse claque dans le dos. « Coup de soleil » est de celles là.

Avant de visiter notre première coopérative dans quelques jours, on fait plus de tourisme que de travail, il faut être franc. Après Quito, on a traversé les Andes, qui sont d’ailleurs des montagnes magnifiques où la végétation est très dense, pour aller sur la côte pacifique.

            Après ce voyage en car de 11h et les multiples bus que l’on a pris à Quito, on commence à comprendre comment ils fonctionnent. Il y a une doublette formée par le chauffeur qui souvent chauffe encore plus que Marcel et un gars qui se met à la porte et crie les arrêts pour essayer d’attirer des voyageurs. Il monte aussi les bagages sur le toit (il peut aussi y rester quand le chauffeur est pressé – ce qui lui arrive souvent) et encaisse les billets. Ce petit folkore bien sympathique nous a emmenés jusqu'à Puerto Lopez.

            Puerto Lopez, un petit village aux rues en terre battue, avec ses bateaux de pêche, sa plage à 28°, ses taxip10003341 motos, et comme à Quito (et dans beaucoup d’endroits en Amerique du Sud), ses vendeurs à la sauvette. Ici personne ne se presse, personne ne court, les papys regardent les bus et les camions rafistolés passer sur la route principale dans un nuage de poussière. Sur la plage, de multiples cabanes proposent des jus de fruit glacés au lait pour une bouchée de pain, et on ne risque pas de se faire voler quelque chose ou de se faire agresser la nuit. Les gens sont très tranquilles et souriants, prêts à rendre service et tout le monde se connaît. Parole du proprio de l’Hotel Maxima où nous avons dormi, cet américain au physique d’ancien catcheur, qui a rencontré sa femme à Puerto Lopez et n’est plus jamais retourné à New York. Pourquoi retourner dans la grosse pomme quand on est dans la ville des grosses mangues, pastèques, ou autres fraises ?

            Nous sommes allés faire un tour du coté d’un petit village qui possédait de minces restes archéologiques de civilisation pre-colombienne, les manabis, et surtout une lagune. Cette lagune est en fait une grosse mare au fond en p10003811argile et à l’eau souffrée. On y sentait l’œuf pourri autant que dans un vieux frigo, mais notre nez s’y est vite habitué, au profit des vertus réparatrices de cette eau grise. Le lendemain, direction la Playita, une plage déserte à 10 min en taximoto de Puerto Lopez, et ses armées de moustique qui nous ont assailli à la sortie. Résultat, 47-0 pour les moustiques et Pierre a été épargné.

            On s’habitue à la vie sud-américaine assez facilement, on se fait moins avoir sur les prix que lors des premiers jours, mais ici le marchandage n’est pas le sport national. Il est aussi important de respecter le travail fait, sous peine d’être mal perçu si l’on négocie trop durement. Avec notre budget mensuel, qui est inferieur à celui de la France, on vit sans problèmes avec nuits à l’auberge et repas au restaurant. Il nous est plus facile de vivre que beaucoup d’equatoriens.

            Après Puerto Lopez, nous continuons notre route vers le sud le long de la côte. A 44 kms de Puerto Lopez, Montanita est un village totalement différent. Fini les rues désertes à 22h (il fait nuit vers 20h), les rues tranquilles, les vaguelettes et les bateaux de pêche… Ici c’est le paradis des surfeurs, le spot le plus huppé de l’Equateur, peuplé en grande majorité de touristes aisés d’Amérique du Sud, des Etats-Unis et quelques européens. A peine arrivés, Mimi et Florian passaient déjà pour des Brésiliens. La classe !p10004411

            Nous ne sommes pas encore dans la première coopérative mais nous travaillons sur le projet. En ce moment, nous élaborons le scénario du premier film que nous allons baser sur les bénéfices du commerce équitable du point de vue du producteur et de son quotidien (logement, éducation, dignité, etc.). Au rayon des distractions, Pierre et Florian se sont essayés au surf sur les vagues du Pacifique, pendant que Myriam et Nathalie améliorent leur espagnol au contact des beaux surfers…

Notre grand plaisir est de se faire un petit jus, surtout celui qu’ont pris Pierre et Nathalie. Ils ont commandé un jus « naranja – limon » et le barman leur a servi un jus d’orange qui n’avait pas l’air naturel. Pierre, sceptique, est allé voir le barman qui lui a assuré que son jus était pur (normalement, ils les font toujours devant les p10004221clients). Il avait quand même le goût de soda, il lui a alors demander de faire le même, mais en le regardant cette fois-ci. Pris à son piege, il a essayé de faire un jus très dilué et sucré ressamblant au 1er, mais il a été démasqué, Pierre n’a pas payé le second et ses collègues se sont moqués du baraman. 1 point pour le gringo.

            Au retour de la plage, Pierre et Florian cassent la gueule à un petit hamburger ou à des gâteaux en guise dep10005041 goûter avant d’aller se faire un plat local à 3$. Ensuite, nous faisons une dernière réunion pour faire un point sur le montage, les films et photos… toujours bercés par les hamacs et le bruit des vagues.

            Rendez-vous au plus tard dans une semaine à Piura au Pérou, pour notre première coopérative.

Un abrazo para todos.

Posté par myriamus à 01:23 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur La suite de nos aventures

    bonjour à tous et particulièrement à pierre,
    votre blog fait désormais partie de mes favoris. Dès que j'ai besoin d'un peu de chaleur, de couleur, d'exotisme, je m'y rends pour oublier les -20° habituels d'Helsinki...même si ça a son charme aussi!
    Profitez bien de votre voyage et de votre mission et continuez à raconter vos aventures.

    Posté par nono, 08 février 2006 à 00:09 | | Répondre
  • Hello,petit message pour nath.
    Je ne comprends pas bien comment tu as pu quitter clichy et sa magnifique pollution pour ses paysages ?...
    Ca donne bien envie de partir en tout cas !
    Un peu + de photos et ce sera nickel pour nous !
    Bises
    Clems
    PS : j'adore tes tongs

    Posté par clems, 14 février 2006 à 20:15 | | Répondre
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