07 mars 2006

De Huanchaco à Lima

p1010061p1010040Après l’effort, le réconfort. De Piura, direction Huanchaco pour un deuxième cours de surf. Mais Huanchaco n’a rien à voir avec Montañita ! La station est plus connue pour ses caballitos de totora (embarcations de pêcheurs en osiers), que pour ses vagues qui s’éclatent sur un fond caillouteux et une plage assez sale.

Puis passage éclair à Trujillo, la grande ville à côté de Huanchaco, le temps de trouver un bus de nuit pour Lima.

Lima, immense métropole de 12 millions d’habitants, la plus grande ville du Pérou et la plus grande capitale d’Amérique p10101331du Sud. Chaque quartier est une ville à part entière, où l’extrême pauvreté côtoie la plus grande richesse. La coopérative d’artisans - la CIAP - que nous avons visitée avec Daniel, de l’entreprise « Savoirs des Peuples », se trouve dans un quartier populaire au pied des cerros, ces montagnes envahies par des habitations précaires en attente de légalisation. Sur les conseils de notre guide, nous avons élu domicile dans une auberge de jeunes routards à Miraflores, un quartier aisé près de la côte.

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Parlons-en de la côte. On nous a dit àp1010178 l`hôtel que la mer était à 300m. Ni une, ni deux, on file direct respirer l’air marin pour se rafraîchir de la chaleur pesante, et quelle surprise de voir la mer… depuis une falaise de 100m de haut. Il faut en fait descendre pour apprécier la mer et le bruit des vagues sur la plage de galets. Ceux qui restent en haut pourront tout de même admirer la magnifique vue sur la baie.

Dès le premier jour, nous avons rencontré un des groupes de base de la CIAP : la Casap1010159 Betania, une organisation de femmes qui produisent une série impressionnante de vêtements et d’accessoires faits main, tout en valorisant le droit des femmes (indépendance financière), et en s’investissant pour les enfants des cerros (création d’une bibliothèque). Nous avons été subjugués par la créativité et le côté innovant de ces femmes, au point que nous nous sommes laissés tenter par certaines de leurs créations…

Le soir même nous sommes retournés sur la plage pour une soirée dans une peña - discothèque avec musique salsa en live - avec des chiliens, des Limeños et un suédois de l’hôtel.

Le lendemain, rendez-vous avec Daniel pour un dernier point sur notre mission, au sein de la communauté des indiens Quechuas près de Huancavelica. Partir pour 2 jours dans un village à 4200m d’altitude, sans eau courante et électricité… ça se prépare ! (A suivre dans notre prochain message).

Avant de se séparer, il nous a invité à la fête de la fin de carnaval d’un des groupes de base de la CIAP, et nous a initié au rituel de la bière. Ici la bouteille individuelle n’existe pas : celui qui est à notre droite se sert et nous passe la bouteille. Une fois son demi verre terminé, il jette le reste de mousse par terre et nous passe le verre. C’est alors à nous de nous servir, mais sans garder la bouteille trop longtemps dans les mains, sous peine de passer pour un égoïste. Alors pour faire honneur à la tradition, on a été contraint d’y aller de nos 5 litres de bière. Non vraiment, ça ne se fait pas de ne pas respecter une telle coutume !

On n’y a pas été de main morte non plus pour la coutume qui veut que tout le monde donne des coups de hache dans un arbre chargé de cadeaux, en dansant autour, sur fond de musique péruvienne. Une fois l’arbre abattu, chacun se sert parmi les cadeaux. On n’y est quand même pas allé si fort que ça, parce que celui qui donne l’ultime coup de hache doit repayer l’arbre l’année suivante !

Posté par Pierre F_B à 02:16 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur De Huanchaco à Lima

    Hola!!!
    Vivement le prochain resume, sans eau ni electricite...
    A Montero c'est presque pareil, plus de telephone, de l'eau 1 jour sur 2, et de l'electricité quand il ne pleut pas trop... Vivement la fin de la saison des pluies!!! Pour la petite anecdote, Santiago a encore passé une nuit dans la voiture (cette fois ci je n'y etais pas), car rochers et terre avaient glisse sur la route de montagne de Huancabamba... Ils ont donc du attendre le lendemain pour que la route soit deblayee...
    Mais a Piura, toujours 40 degres...
    A bientot pour la suite de vos aventures
    Biz
    Aurore

    Posté par Aurore, 15 mars 2006 à 01:06 | | Répondre
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